A l'immortelle Bien-aimée de Virginie Reisz Le temps qu'il fait
Virginie Reisz
Livre culte dans l’histoire du rock, cet album de famille fantasmatique du rock’n roll, qui était depuis épuisé, vient d’être réédité par Taschen dans un nouveau format et une nouvelle maquette. On y retrouve toutes les icônes américaines saisies dans leur intimité, leur solitude, leur identité profonde. Le voyage en plein cœur des Bill Haley, Rolling Stones, Tina Turner, Elvis Presley, Sinatra, et tant d’autres géants de cette musique est né il y a une trentaine d’années de Nik Cohn et de Guy Peellaert. La première édition date du 10 Octobre 1973. Nik Cohn est, depuis les années soixante, critique de rock et de pop. Il a publié de nombreux ouvrages et l’une de ses nouvelles est à l'origine du film La Fièvre du samedi soir. Guy Peellaert a étudié l’art à Bruxelles et vit aujourd’hui à Paris. Ses œuvres sont exposées un peu partout, récemment « Chroniques d’un siècle » à la MEP, en 2001. Il est également auteur de bandes dessinées et de vidéo-clips. « Une science du portrait et de la gestuelle de ses héros, un souci du détail signifiant, participent à la crédibilité des scènes que génère avec jubilation le faux témoin qu'est Peellaert », ces mots de Robert Delpire à propos d’un autre travail de Guy Peellaert semble écrits pour « Rock Dreams », où chaque image, accompagnée d’un texte comme chuchoté, est un condensé intime, personnel et imaginaire de l’histoire et de l’image de ces humaines idoles.
La Lettre à l'immortelle Bien-aimée est un document autographe de Ludwig van Beethoven. Il s'agit d'un groupe de trois lettres rédigées les 6 et 7 juillet 1812 alors que Beethoven suivait une cure thermale à Tœplitz en Bohême. Leur destinataire était une femme dont le compositeur était profondément amoureux et dont l'identité demeure inconnue. Il semble certain que ces lettres ne furent jamais envoyées : elles furent retrouvées dans les jours qui suivirent la mort du compositeur, aux côtés du Testament de Heiligenstadt. Il s'agit de la principale énigme de la biographie de Beethoven. Deux noms ressortent nettement des études des nombreux biographes de Beethoven, ceux de Joséphine von Brunsvik, épouse du baron Christoph Stackelberg, et d'Antonia Brentano, mis en avant l'un par les époux Massin et l'autre par Maynard Solomon. Dans les deux cas, les auteurs proposent des faisceaux de présomptions, mais sans parvenir à aucune certitude. L'hypothèse des époux Massin s’appuie sur la naissance, le 9 avril 1813 (soit neuf mois après l'écriture des lettres), d’une fille de Joséphine nommée Minona (ce qui, inversé, se lit "Anonim"), qui ne peut être une enfant légitime car le baron Stackelberg réside en Estonie entre janvier et octobre 1812.
fac-similé édité par la Beethoven-Haus en 1986
Virginie Reisz est née à Paris en 1970. Après des études de lettres supérieures classiques, elle s'installe à Jérusalem où elle travaille pour l'édition française du Jerusalem Post. De retour à Paris, elle publie en 2003 son premier roman : Vole vole papillon (Joëlle Losfeld), que suivront L'Insulaire (La Martinère, 2004), Collision (id., 2005), Sonate d'été (Mercure de France, 2006) et A l'immortelle Bien-aimée ( Le temps qu'il fait 2009).
« D e me rappeler ton sourire, tes yeux, ta peau que je connaissais avant de la toucher, m'emporte, mon ange, hors de ma chambre, hors de mes barreaux, hors de ma douleur, de ce corps impitoyable dans le combat engagé jadis entre lui et moi, qui me trahit et se dérobe sans qu'il semble y avoir de fond cette fois, de plancher d'où repartir, se relever. Mais je n'ai pas dit mon dernier mot. » C'est un homme. Il est seul, il est sourd, il est malade. Il vient de s'aliter pour la dernière fois. Son agonie va durer trois mois, au cours desquels, dans ses moments de rémissions, il écrit à la seule femme vraiment aimée son combat pour la liberté et l'art, ses ambitions et ses frustrations, sa soif d'amour et ses blessures les plus profondes. Au fil de ce cinquième roman, Virginie Reisz nous fait entrer dans la tête de Ludwig van Beethoven, musicien, penseur aussi, et surtout être humain extraordinaire, dont le manque d'amour, les déficiences corporelles, la volonté et la confiance qu'il en a tirées, nous parlent, par delà les époques et au-delà de la musique.
Le lien vers les éditions Taschen : http://www.taschen.com/pages/fr/catalogue/popculture/reading_room/64.the_great_magic_moments_of_rocknroll.1.htm
ACCUEIL RDV A NE PAS MANQUER : Pascal Guin , parrain de cette première édition du Salon du Livre de Musique, propose un florilège Barricco Samedi à 15h, dans les Jardins de l’Hôtel Gabriel.
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